Les archives du Théâtre de Nice

ESPIONS ET CELIBATAIRES

Un diptyque d’Alan Bennett

Texte français :
Elisabeth WHITELAW
Mise en scène :
Bruno BAYEN
Collaboration à la mise en scène :
Louis-Do DE LENCQUESAING
Décor et costumes :
Francis BIRAS
Lumières :
Yves BERNARD

Avec :
Philippe CLEVENOT
André MARCON
Dominique VALADIE
Louis-Do DE LENCQUESAING
Alexis FORESTIER

Toute ressemblance avec des personnes réelles n’est aucunement fortuite. Ici défilent une célèbre actrice anglaise, deux espions fameux, Guy Burgess (1911-1963) et Anthony Blunt (1908-1983), et « last but not least », Sa Majesté Elisabeth II (1926- ).
Vous allez pénétrer chez elle pour une visite privée. Mais si vous voyez la perle, vous verrez aussi les fruits pourris de la couronne : les jeunes nantis de Cambridge qui, dans les années 30 et jusqu’au début de la guerre froide, entre leur conscience et leur patrie choisirent leur conscience, c’est-à-dire l’international Communisme. Aïe.
Dans ces deux comédies en miroir ou en écho, ils sont plus vieux, garés des voitures comme on dit. Et que leur reste-t-il ? La nostalgie pour Guy Burgess, exilé à Moscou, enfermé là comme au sanatorium, celle d’un costume trois pièces impeccables et d’une cravate d’Eton ; et pour Anthony Blunt, resté à Londres, historien d’art et directeur des collections de Sa Majesté, le goût du secret, le sens pathétique de la duplicité.
Mais n’est-ce-pas le propre de l’art, entraînant en une spirale infinie, d’un même mouvement, le vrai et le faux ?
Ils furent en somme, Blunt et Burgess, deux purs anglais, deux excentriques, deux de nos bons vieux enfants du siècle.

Coproduction Compagnie Pénélope, Théâtre National de Chaillot


Théâtre de Nice
     
Espions et célibataires

 

Théâtre National de Nice Lieu : Pierre Brasseur
Auteur : Alan Bennett
Mise en scène : Bruno Bayen
Retour à la saison : 1994 - 1995
25-352-16